
Ces sous-bois qui recèlent des trésors de couleurs,
comme ici dans le Forêt de "La Plainie", tout près de "La Fontaine de Mousse",
le
"polypore marginé"
De grands classiques, je sais... mais il faut de temps en temps leur rendre visite
!
La sortie du bois vers 1 800 m réserve des lumières exceptionnelles
Le grand pierrier de Vachères, déverse ses blocs jusqu'au chemin qui monte au col,
Par temps de gel et dégel, la paroi de calcaire blanc laisse échapper des coups de
fouet,
elle change de couleur au gré des humeurs du ciel.

"Ne parle pas aux Hommes, ils ne técoutent pas....
parle à la Montagne, elle te répondra"
(Turbulences
légendaires du Col des Aiguilles...!
limite géographique et climatique entre les Alpes du Nord et du Sud)
Gaston,......la Montagne a bien reçu ton message,
la réponse est dans le ciel...Elle te salue bien bas !

VALDINGUE....sur les pieds de Busserole
On dit d'Elle: Sous-arbrisseau couché, tapis dense d'un beau vert sombre, à feuilles
ovales, glabres, coriaces, persistantes et glissantes ! (très glissantes)
"Donc je me suis
ramassé"
Du coup, j'ai pu voir, ses clochettes, à
frange rose à l'aspect de la pate de verre,
comme les anciens
lustres
Son fruit est rouge vif, et gros
comme un pois.
Ses feuilles sont diurétiques et
antiseptiques
je marche un peu trop le nez en l'air, mais j'ai pu voir le col en
contre-plongée...!

Dans le silence du hors saison, ma rencontre préférée....un instant privilégié !
Elle est nichée entre les rochers, dans les éboulis calcaires, de 900 à 2 800 m d'altitude,
autrement dit, "une coriace"
DRYADE à 8 pétales (Dryas
octopetala) - Rosacée
Une véritable artico-alpine, découlant des dernières périodes glacières,
elle pousse sur les sols non évolués.
Dans la pente, par un soleil de face, elle est particulièrement lumineuse
Facilement reconnaissable par ses feuilles étroites et dentelées.
on l'appelle de façon commune, "thé des Alpes ou thé Suisse,
chênette, herbe aux cerfs"

Bien trop occupé, à combler un petit creux, je ne l'ai pas vu arriver...!
Et ton zoom , il était où ton zoom ? ben heu, c'est à dire que....
il était resté dans la voiture, bien à l'ombre des grands sapins de "La Plainie"
j'aurais aimer rendre au VAUTOUR FAUVE, par la photo,
l'hommage qui lui est dû, mais bon...
j'étais assis à l'abri, sous le névé du col,
le regard perdu vers le Champsaur...le bruit d'un souffle m'a alerté...
En publiant cette photo, ce souffle me taquine encore...
un deuxième est passé avec un reptile dans le bec.
A.Hitchcock n'aurait pas trouvé meilleur décor !
Ce col est à 2 003 m d'altitude, est encastré entre deux parois de calcaire gris/blanc,
plus haute de 200 m, Serre Long et Haut Bouffet,
et ne mesure même pas 100 mêtres de large.
Il faut dire
que la bestiole a une envergure de 2m 50 à 2m 80...!
(bon d'accord...il ne mesure que 1 m de long !)
Il bat peu des ailes, et ne s'envole qu'après le lever du soleil.
Il a besoin des ascendances thermiques pour prendre de l'altitude.
Il vole entre 60 et 80 km/heure, et pèse de 9 à 10 kg
A 3 000m il inspecte son immense territoire à la recherche de cadavre d'animaux,
sa seule nouriture. Il n'a pas hésité en passant, à "caqueter et
grogner"
(holà ...on se calme!)
malgré son envergure impressionnante, (c'est un des plus grands rapace d'Europe),
il est le plus inoffensif

Il aime ce milieu montagnard, tourmenté, hostile, avec ces zones rocheuses, pour se loger!
A l'abri du névé, côté Dévoluy, je regarde les dentelles de calcaire
qui abritent aussi les chocards à bec jaune, aux pattes rouges, de la taille d'un
pigeon
ses croassements sonores et metalliques résonnent dans
les parois, de Vachères.
comme de nombreux corvidés il chaparde volontiers toutes sortes de détritus,
il vit jusqu'à 4 000 m
et l'hiver il descend vers les villages pour trouver de quoi se sustenter
leurs balais sont pour le moins superbes.
la parois de calcaire blanc de Vachères ...
de belles colonnes d'où s'échappent
les chocards, les vautours ...sans compter les chutes de pierres,
sous l'effet du dégel
la montagne vie !