Dimanche 9 août 2009 7 09 /08 /Août /2009 16:17



Un VRAI COL
avec deux versants bien différents:

L'un situé dans la Drôme, au départ de la Jarjatte... une montée en pente douce,
à l'ombre des grands sapins de la forêt de "La Plainie",
qui débouche après 3/4 d'heurede marche, dans un univers plus âpre,

aux allures dolomitiques
L'antre du chamois, de la gentiane et de "la bise" il y fait froid
et selon l'heure et la saison, vous aurez le soleil pleine façe...

L'autre au départ du Col du Festre, dans le Dévoluy, coté Hautes Alpes
plus aride, dépourvu de végétation, (la surexploitation de l'élevage ovin et forestière a fait du dégat)   après 3/4 d'heure de marche,

on arrive sur un superbe plateau suspendu...
on voit au loin le col coincé entre deux aiguilles, le Serre Long et le Haut Bouffet.
Un vrai régal de naviguer dans "ce plateau aux allures de Mongolie"

Du Festre ou de la Jarjatte, le col se fait en 2h environ
Au départ de la Jarjatte , entre 700 et 800 m de dénivelé, selon d'où l'on part.
(J'enrage de voir les 4x4 monter jusqu'en haut du plus haut téléski....!!!!)
L'hiver, se méfier des conditions de neige:
le col est orienté Ouest/Nord-ouest balayé par la bise qui glace la neige,
elle "ramone" tout le col pour édifier  un superbe névé qui se déverse sur le  versant Dévoluy de 5 à 6 m de neige, jusqu'à la mi juin

Les temps ont bien changés, mais il ne faut pas pour autant oublier que les paysans,
 lors des foires respectives faisaient passer leurs animaux par le col,

pour vendre leur cheptel...!
Aujourd'hui, c'est "la Grande Traçe", la course de ski-alpinisme, en mars qui fait l'animation

 

 

le Col et sa vue sur La Jarjatte et Lus avec le rocher de Chamousset
et la montagne de Toussière au fond à gauche


 

"Et au milieu coule une rivière"... le ruisseau du Roy coté Dévoluy, plein sud !  

 Une petite heure pour arriver dans ce  "Vallon des Aiguilles" suspendu à 1 800 m   

il reste comme ça quelques lieux...

  (photo prise du sommet de Serre-Long - 2 200 m chaîne des Aiguilles)    

***
Quand vous arrivez à la Jarjatte, une seule idée, monter un jour au Col des Aiguilles ...
et l'envie de le faire en hiver, au printemps et à l'automne, vous gagnera, c'est sûr !

 

A Gaston . M........."Ce matin quand on s'est vu, tu m'as dit,

de tes quatre vingts ans passés":

"donne le bonjour au Col...."

 en arrivant là-haut, à 11h 15, à 2 000 m, au col des Aiguilles, j'ai transmis ton message ...

(Au même moment ... un couple de vautours fauves est passé dans le col.... ,

comme pour te saluer !)
Nous l'avons descendu dans les meilleures et les pires conditions de neige ce col,

  mais Je peux te dire qu'il est toujours aussi "éblouissant"

 "c'est un vrai bonheur d'y être ..."

Par LUS - La Jarjatte.....passion pour une vallée - Publié dans : Montagne-nature - Communauté : montagne
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Samedi 8 août 2009 6 08 /08 /Août /2009 10:01



 

 

Ces sous-bois qui recèlent des trésors de couleurs,

comme ici dans le Forêt de "La Plainie", tout près de "La Fontaine de Mousse",

 le  "polypore marginé"

De grands classiques, je sais... mais il faut de temps en temps leur rendre visite !

 

 

La sortie du bois vers 1 800 m réserve des lumières exceptionnelles
Le grand pierrier de Vachères, déverse ses blocs jusqu'au chemin qui monte au col,

Par temps de gel et dégel, la paroi de calcaire blanc laisse échapper des coups de fouet,

 elle change de couleur au gré des humeurs du ciel.


 

 

"Ne parle pas aux Hommes, ils ne técoutent pas....

parle à la Montagne, elle te répondra"

  (Turbulences légendaires du Col des Aiguilles...!

limite géographique et climatique entre les Alpes du Nord et du Sud)

  Gaston,......la Montagne a bien reçu ton message,

la réponse est dans le ciel...Elle te salue bien bas !

 

VALDINGUE....sur les pieds de Busserole

On dit d'Elle: Sous-arbrisseau couché, tapis dense d'un beau vert sombre, à feuilles ovales, glabres, coriaces, persistantes et glissantes ! (très glissantes)

"Donc je me suis ramassé"

Du coup, j'ai pu voir, ses clochettes, à frange rose à l'aspect de la pate de verre,

 comme les anciens lustres

Son fruit est rouge vif, et gros comme un pois.

Ses feuilles sont diurétiques et antiseptiques 

je marche un peu trop le nez en l'air, mais j'ai pu voir le col en contre-plongée...!


Dans le silence du hors saison, ma rencontre préférée....un instant privilégié !

 

 

Elle est nichée entre les rochers, dans les éboulis calcaires, de 900 à 2 800 m d'altitude,
autrement dit, "une coriace"
  

  DRYADE à 8 pétales (Dryas octopetala) -  Rosacée
Une véritable artico-alpine, découlant des dernières périodes glacières,
elle pousse sur les sols non évolués.

Dans la pente, par un soleil de face, elle est particulièrement lumineuse

Facilement reconnaissable par ses feuilles étroites et dentelées.

on l'appelle de façon commune, "thé des Alpes ou thé Suisse, chênette, herbe aux cerfs"

  Bien trop occupé, à combler un petit creux, je ne l'ai pas vu arriver...!

  Et ton zoom , il était où ton zoom ?    ben heu, c'est à dire que....

il était resté dans la voiture, bien à l'ombre des grands sapins de "La Plainie"

  j'aurais aimer rendre au VAUTOUR FAUVE, par la photo,

l'hommage qui lui est dû, mais bon...

j'étais assis à l'abri, sous le névé du col,

le regard perdu vers le Champsaur...le bruit d'un souffle m'a alerté... 

En publiant cette photo, ce souffle me taquine encore...

un  deuxième est passé avec  un reptile dans le bec.

  A.Hitchcock n'aurait pas trouvé meilleur décor !

Ce col est à 2 003 m d'altitude, est encastré entre deux parois de calcaire gris/blanc,
plus haute de 200 m, Serre Long et Haut Bouffet,

et ne mesure même pas 100 mêtres de large.

  Il faut dire que la bestiole a une envergure de 2m 50 à 2m 80...!
(bon d'accord...il ne mesure que 1 m de long !) 

  Il bat peu des ailes, et ne s'envole qu'après le lever du soleil.

Il a besoin des ascendances thermiques pour prendre de l'altitude.

Il vole entre 60 et 80 km/heure, et pèse de 9 à 10 kg
A 3 000m il inspecte son immense territoire à la recherche de cadavre d'animaux,
sa seule nouriture. 
Il n'a pas hésité en passant, à "caqueter et grogner"

(holà ...on se calme!)
malgré son envergure impressionnante, (c'est un des plus grands rapace d'Europe),
il est le plus inoffensif


Il aime ce milieu montagnard, tourmenté, hostile, avec ces zones rocheuses, pour se loger!

A l'abri du névé, côté Dévoluy, je regarde les dentelles de calcaire

qui  abritent aussi les chocards à bec jaune, aux pattes rouges, de la taille d'un pigeon 

ses croassements sonores et metalliques résonnent dans les parois,  de Vachères.
comme de nombreux corvidés il chaparde volontiers toutes sortes de détritus,

il vit jusqu'à 4 000 m
et l'hiver il descend vers les villages pour trouver de quoi se sustenter
leurs balais  sont pour le moins superbes. 

  la parois de calcaire blanc de Vachères ...

de belles colonnes d'où s'échappent
 les chocards, les vautours ...sans compter les chutes de pierres,

sous l'effet du dégel


la montagne vie !


Par LUS - La Jarjatte.....passion pour une vallée - Publié dans : Montagne-nature
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Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /Août /2009 07:50







Mougious, l'incontournable...!

Elle surprend d'abord par son bruit, 
Pour ce faire, il faut descendre depuis sa source, un chemin bien en pente
on peut l'entrevoir parmi le vert tendre des fayards ....

alors ... il fait bon l'écouter

"Elle chante au milieu des bois...la source et je me demande...
s'il faut croire en cette légende...."


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Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /Août /2009 18:35




Au carrefour des Mas Bourget et Rebuffat, j'ai posé mon sac sur un tronc à usage de banc

c'était   "chouette"




L'oeil est doré, l'oiseau est surpris...(de me voir !)  la patine du bois est  lisse comme un plumage...
et l'aiguille de pin, tombe comme une mêche...

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Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /Août /2009 14:41




Au milieu du torrent   "Le Buech",   qui a collecté les  ruisseaux :
du Maujas, de Mougious, du ravin des Clausis du Lac du Lauzon, du Col de la Croix,
à l'endroit même où la piste de ski de fond passe,
dans un dédale de cailloux érodés une touffe de marguerites, a trouvé sa place...
ça et là des campanules fluettes se balançent au vent, et participent au décor.

On ne se lasse jamais de ce paysage qui change au grés des saisons et de la lumière. 


Par LUS - La Jarjatte.....passion pour une vallée - Publié dans : Montagne-nature
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